Revue de presse

 

Ils ont dit de lui :

 

Daniel Dobbels, écrivain, chorégraphe :

"Le geste de Costiou passe au noir et libère ce qui se tient en lisière, presque hors de portée du regard - comme une note inouie, qu'aucun auteur, même anonyme, n'aurait su inscrire sur la double partition du temps et de l'espace."[...]

"Ce que le geste de Costiou rend visible, du creux de ce battement, c'est la croyance. Force que l'on ne nomme pas. Mais qui se croise et se voit, hors de tout, dans le corps du dessin - l'issue du noir. Corps d'encre. Corps d'oiseau."

 

Loeiz Guillamot, journaliste de Radio France :

Costiou, c'est le contraire d'un zappeur. C'est un regard acéré de tendresse qui a la délicatesse du rêve. Ses toiles d'écriture sont des poèmes qui bougent. Il ne fixe pas le mouvement : il le perpétue : c'est un peintre « hors cadre » !!!

 

Daniel Herrero, sportif de haut niveau, écrivain, chroniqueur :

"…lire la technique et la stratégie d'un match demande compétence et savoir-faire. Mais que serait l'aventure du joueur fut-ce le plus fou, et celle du spectateur fut-ce le plus aveugle si, ne dépassant jamais le cadre de l'explicable, ils roulaient inconscients, sur des routes pour robots? Gaillardement nourri dans les terres du sud, boucané par les senteurs d'huile camphrée, d'anis ou de garbure, Costiou sait lire dans l'éphémère la flamme d'une émotion, la force d'un désir."

 

Claude-Youenn Roussel, historien, écrivain :

Une seule discipline synthétise la longue lutte pour la vie du peuple breton : c'est la danse. Bien sûr on connaît les pas de cette danse, les rythmes, qu'encadrent la folle musique, par les travaux des ethnologues. Mais pour saisir ces insaisissables instants, ces tourbillons de poussière dans lesquels les danseurs célèbrent la messe éternelle des ancêtres, dans la fête ethnique des corps triomphants, il fallait que la main et l'œil sensible de Costiou se substituent au mufle glacé et trompeur de la caméra [...]

Costiou incontournable a dérobé l'esprit de la danse.

 

Jean-Marc Adolphe, directeur de la revue Mouvement :

Michel Costiou : Le danseur de papier

Ce sont des dessins qui chantent. Des dessins qui respirent, diffuseurs, propagateurs, en mouvement et en durée. Ce sont des dessins qui dansent, qui viennent de la danse, tracés, le plus souvent, dans le noir d'une salle de spectacle. [...]

Corps conducteurs de rythme, de nuances, de gravité, de densités et d'intensités. Il semble que Costiou, le dessinateur dont je parle, ait cette faculté rare de capter directement cette électricité du mouvement. De l'oeil à la main qui dépose, trajet direct d'une invisibilité prenant forme. Traduction simultanée...C'est un jeu de mots facile, mais tant pis : corps et graphie. [...]

Costiou travaille pour l'éternité, et ses dessins sont un admirable fondu enchaîné chorégraphique du temps qui danse, un moyen qu'a précisément l'éternité de veiller sur nous.

 

Philippe Le Stum, Conservateur du musée départemental Breton : 

Costiou, montreur d'ombres.

"Tel le porteur de lanterne magique qui jadis allait de foire en foire captiver la foule des évocations tremblotantes de son théâtre de papier, Costiou court les spectacles collectifs : fêtes de la tradition, cirque ou music-hall, arts de la scène et de la rue. Les feuilles de ses carnets se peuplent en quelques instants de foules de silhouettes endiablées, et l'on retrouve en les contemplant la fascination du badeau devant lequel le montreur d'ombres, derrière l'écran opaque de son petit théâtre faisait s'agiter des épopées."

 

 


 

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